Pour ouvrir le bal, j'ai choisi
tout à fait au hasard une histoire sims, sur l'interface de jeux video, que j'ai lu ce matin même.
Missleading
Appearence
Dès le début, nous pouvons voir la
couleur de cette histoire grâce à la bannière de l'auteur et aux
images dites de présentation.
La bannière montre l'héroïne, semblant se reposer sur le bas de
l'image, avec le titre à côté d'elle. Et l'on comprend
immédiatement que l'auteur n'est pas un as en montage. Le découpage
du personnage est raté et un mal-voyant le verrait. L'image de fond
est absolument banale et semble même là pour faire du
tape-à-l'oeil. Quant à la police du titre et sa couleur blanche,
elle jure atrocement avec le reste de l'image. À première vue, un
montage donc, réalisé probablement dans le but de personnaliser le
blog, ou bien d'imiter quelques créateurs d'histoires plus doués
dans le maniement des logiciels graphiques.
Passons au contenu. Les images présentant les personnes sur la
première page sont du reste encore plus abominable que la bannière.
De grandes images avec un fond jurant effroyablement avec la même
police d'écriture en couleur blanche et les personnages sont tout
aussi mal découpés. Aucune forme, aucun cadre, totalement
brouillon, bref, de la confiture jetée aux cochons. Quant à la
vidéo, elle associe une chanson très connue de Within Temptation
que l'on reconnait dès les premières mesures, avec des images
absolument hors sujet. On croirait même que l'auteur s'est contenté
d'assembler quelques captures vidéo et d'y mettre par-dessus une
musique. Du je-m'en-foutissme ou
juste un mauvais goût prononcé ?
Le résumé, lui, peut mettre en haleine. Une femme banale, encore
très jeune et déjà mariée, qui est confrontée à des désillusions. À
lui seul, il semble déjà beaucoup plus prometteur que le reste de
la présentation servie sur la page une. Une promesse qui se
retrouve détruite dès les premières pages. Si l'on y retrouve en
effet une jeune femme banale, elle est également d'une mièvrerie
étonnante. On se croirait littéralement dans le monde des
bisounours, tout en sucre. En voulant
nous montrer un quotidien heureux, l'auteur a trop exagéré et l'on
croit assister à une mauvaise répétition entre comédiens. Le choix
des tenues des sims ne paraissent pas
toujours logique. Ou alors, serait-il normal à présent de mettre un
top quasi transparent avec un short ultra court pour travailler
dans un bureau à l'âge de vingt-six ans ? À noter cependant que les
coiffures sont très bien choisies. Hélas, les premières fautes
d'orthographe font également leur apparition, rendant la lecture
davantage plus douloureuse.
L'empathie qui apparait d'emblée entre l'héroïne et son patron est
d'ailleurs d'une puérilité sans pareille et on en vient à se
demander si c'est une histoire aussi sérieuse que pouvait
l'annoncer le résumé. Et que dire du fait qu'en plus, le fils du
patron est son ex-petit-ami ? Le monde est petit, peut-être. Les
images elles, rattrapent quelquefois l'histoire, grâce aux célèbres
boites à poses, bien que les captures d'écrans ne fassent pas parti
du grand art. Ou si vous préférez, même si le cadrage est mal
réalisé, la posture des sims relèvent
le niveau. L'histoire elle, traine en longueur de page en page sur
le début, où à force de lire des
descriptions de l'héroïne nous endort. Cependant, on y trouve déjà
quelques éléments qui prouvent que le scénario avance. Entre deux
bâillements. Le suspense met du temps à se
mettre en place et nous voyons déjà sans aucun doute le plus gros
défaut présent ici : le manque de rythme. Dès que l'on entrevoit
une action qui parait intéressante, elle est aussitôt noyée sous un
océan de mièvrerie.
Très vite, on s'endort littéralement devant 3615
vie de sims & babies. À la moitié de l'histoire, l'action n'a
pas encore commencé, ou si peu et nous ne lisons que les premiers
pas d'une mère et de son enfant, pour qui la vie sourit, tout va
bien, tout est naisieux à souhait.
Bisounours tout rose et barbapapas trop sucrés. Si bien que lorsque les
premières révélations arrivent, nous ne sommes pas loin de la fin
et nous nous y perdons vite. Les trois quarts de l'histoire, sur le
début, ne laisse à aucun moment présager ce genre de révélations,
par ailleurs. Bref, on se perd, on se croit
dans un mauvais film de série B et on a surtout l'impression
d'y voir un immense brouillon et encore. Le mot est faible.
Mièvre est le mot qui colle le mieux à l'héroïne. Que dire
lorsqu'elle boit un coca en disant : "tiens j'ai du coca ? Je m'en
souvenais plus" d'autant que la cannette en question était sans
aucun ouverte puisqu'il y avait du somnifère dedans. Elle a
également été en couple avec un peu près tous les hommes de son
entourage, a une soeur garce, beaucoup trop garce - si garce
qu'elle ne fait pas tellement réaliste, ainsi qu'une petite fille
qui s'appellera Cameron ou Camerin. Faute volontaire ou non ? Ce
n'est précisé nulle part. Je déplore amèrement qu'on ne voit pas ce
qu'il advient de la soeur de l'héroïne à la fin, de plus.
Je vous conseille vivement de lire les réponses données parfois en
fin de mises à jour, par ailleurs. Certaines sont terriblement
drôles, comme celle-ci, écrite par l'auteur lui-même : "Alors, tu
m'as dit une petite blondinette mais quelle couleur les cheveux ?".
Cela ne peut rappeler délicieusement une blague de blonde ou de
belge, selon les variantes. Bien que je
n'ai rien contre les blondes ou les belges .
En
conclusion : je ne conseillerai pas cette
histoire, bien que l'auteur puisse faire nettement mieux que cela.
À part les tenues que je ne trouve pas toujours crédible (surtout
dans un bureau), quelques petites fautes qui sautent parfois aux
yeux et une histoire qui traine en longueur pour tout donner en
vrac à la fin, en creusant il peut y avoir de l'idée, qui
malheureusement est encore très mal exploitée. Quelques cadrages
plus minutieux ne serait pas en trop également. À mettre de côté
également les montages tape-à-l'oeil, la simplicité est parfois
beaucoup plus payante.
Interview de
l'auteur,
propos recueilli par
Scriboubou.
1/ D'où t'es venu l'envie et l'inspiration d'écrire des
histoires sims ?
J'écris des histoires depuis bien longtemps et quand j'ai
découvert l'univers des sims et donc
les histoires, j'ai voulu essayer.
2/ As-tu déjà reçu des insultes ou des injures sur tes blogs
?
Oui, sans que je comprenne pourquoi. Parce que je trouve que ça
sert à rien de rabaisser les autres sans but.
3/ Comment prépares-tu une histoire à l'avance ?
Quand je veux faire une histoire, je ne connais que la trame
générale. Ce qui s'y passe dedans, c'est au fur et à mesure que je
le décide, à part quelques évements qui sont prévus depuis le
début.
4/ Te bases-tu sur des faits vécus pour les écrire ?
Quelques fois, mais c'est rare. Beaucoup de choses sont
inventés.
5/ As-tu déjà envisagé d'écrire un legacy ?
Non, c'est très répandu ce style d'histoire et au final, ça se
ressemble un peu.
6/ De quoi t'inspires-tu pour écrire tes histoires ?
Quelque fois des livres ou des films, mais j'essaie d'inventer
les choses par moi-même.
7/ Es-tu parfois lasse des sims ?
Oui. Dans ce cas, je m'arrête pendant quelque temps, Et je
prends plus de plaisir quand je m'y remet.
8/ Quel est ton fond sonore lorsque tu joues aux sims 2 ?
Je laisse la musique du jeu. Mais en général, je coupe le
son.
9/ As-tu détesté cette critique sur ton histoire ?
Détesté, c'est pas le mot juste. Seulement des choses ont été
dites sans raison. Ok, j'ai des défauts, et ça je le sais, personne
n'est parfait. Mais si c'était aussi nul que tu l'insinues, on ne
me lirait pas depuis plus de 20 histoires. Heureusement pour moi,
tout le monde n'a pas la même vision des choses, sinon ce serait
dommage.
10/ Verre à moitié plein, ou à moitié vide ?
A moitié plein.